jeudi 30 juillet 2009

Ideo la forge des idées

Si vous lisez mon blog vous avec déjà fait connaissance avec Tim Brown (CEO et président d'IDEO) qui vendait les mérites du jeu pour la créativité (article). Il n'est pas facile de trouver des reportages sur les pratiques créatives des entreprises sauf peut-être quand ces pratiques font partie de leur offre commerciale. C'est le cas de la société IDEO qui offre à des entreprises comme nec, Nike, Apple et bien d'autres une sous-traitance de design hors normes.

La vidéo "The Deep Dive" extraite d'un reportage de la chaine Américaine ABC News est divisée en trois partie de 7 mn chacune et nous donnait la possibilité de voir la mise en pratique d'une méthode créative. David Kelley (co-fondateur et chairman d'IDEO : voir la fiche business), qui est le principal interviewé de ce reportage, gère une équipe pluridisciplinaire. Ceux qui ont eu la chance de visionner ces trois vidéos, on pu remarquer que des compétences telles que le marketing et le management, la linguistique ou la psychologie regroupées étaient regroupées dans une seule équipe dans le seul objectif de multiplier des angles de vues différents. C'est un processus de conception original propice à la créativité que je propose de découvrir ici autour du redesign d'un caddie de supermarché.










Si vous êtes habitué à des processus de conception beaucoup plus classique peut-être que les méthodes d'IDEO vous étonnerons. L'environnement de travail, même, est un sujet de discussion à part entière. Ailes d'avions ou voiles de parapentes, jouets, Vélo suspendu au plafond et objets improbables se côtoient dans cet espace. Espace qui rendrait surement fou un membre du comité d'hygiène et de sécurité d'un grande entreprise. La personnalisation des espaces personnels est encouragé: on peu voir un employé qui s'isole dans un bureau transformable en cabine, un autre qui à motorisé son poste de travail pour qu'il s'adapte à sa hauteur. Les projectiles en mousses trainent à porté de main, peuvent traverser l'espace et vous atteindre. On ne peut pas reprocher à David Kelley de ne pas suivre les conseils de son patron, Tim Brown.

Mais il ne faut pas se tromper par ce semblant de chaos. Cet enchevêtrement d'objets offre des milliers d'occasions d'être inspiré dans une réflexion et c'est l'objectif. La combinaison et l'analogie avec d'autre concepts est favorisé. On voit d'ailleurs deux participant s'inspirer des compartiments d'une boite à outils. La prédominance des supports visuels dans le processus de conception est aussi symptomatique de la méthode. Accroché sur le murs on trouve des photos de clients qui utilisent un caddie et des dizaines de croquis et ils auraient tort de s'arrêter là. On peut toucher aussi. Le caddie est manipulé, observé et démonté. Des caisses de roues de tout type sont à disposition. Nous sommes très loin des phases de spécification qui requiert parfois des milliers de pages (Mon propos n'est pas de critiquer cette façon faire).

Nous pouvons aussi faire les remarques suivantes:
  • Les experts ne sont pas définit par le client, ce sont les employés d'IDEO qui vont les définir puis les observer et les interroger sur le terrain (les experts sont les clients du supermarché et l'agent de maintenance),
  • Les pistes étudiées sont multiples et le prototype combine, ensuite, plusieurs des solutions explorées,
  • Chaque phases de travail sont rigoureusement limité dans le temps,
  • Une seule journée est nécessaire pour réaliser un prototype expérimental (pouvant être manipuler en condition réelle) donc une unité de production très agile,
L'ensemble de ces méthodes de travail évite les écueils auxquels se heurtent les bureaux d'étude ou centre de R&D conventionnels. Le processus n'est peut-être pas applicable à l'ensemble des développement qui concerne l'industrie (ce chaos poserait des problèmes dans des laboratoire pharmaceutique), mais sur des produits de consommation courante ce processus offre des productions originales. Les 5 jours retracés dans ce reportage montre aussi la rapidité d'exécution de cette petite structure. 5 jours pour éprouver, tester et valider un concept c'est très court. La question qui m'affaire à présent et de savoir si de telles entreprises existent en France...

mardi 28 juillet 2009

Euréka j'ai un problème!

La vie d'un sujet de recherche est jalonnée de nombreuses étapes. Définition du sujet et des problématiques, états de l'art, modélisation, solution, expérimentations, découvertes (petites ou grandes) et publications sont le lot des chercheurs, et c'est très bien comme cela.

L'énumération précédente pourrait faire croire au néophyte que la découverte est un moment bien précis d'une recherche, mais en fin de compte, l'ensemble de ces étapes comprennent une ou plusieurs découvertes. Contrairement aux idées reçues, le chercheur doit faire preuve de créativité même pour définir un problème. Il y a d'ailleurs de grands chercheurs qui trouvent des problèmes et d'autres grands chercheurs qui les résolvent.

Pierre de FermatUne histoire qui illustre bien cette situation est le dernier théorème de Fermat (ou le théorème de Fermat-Wiles depuis 1995). Pierre de Fermat était un magistrat du XVII siècle, qui avait bien évidement des passions sympathiques. Au lieu d'écrire des articles dans son le blog le soir venu, Fermat travaillait sur des problèmes de mathématique (théorème des deux carrés , théorème sur les nombres polygonaux...), d'optique (principe de Fermat) et par dessous tout, il raffolait poser des colles à ses amis. Il faut savoir que ses amis n'étaient autres que Blaise Pascal, Christian Huygens, René Descartes et j'en oublie bien d'autres.

Ce prince des amateurs (le terme n'est pas de moi, je ne me permetrais pas) avait pour habitude d'annoter l'œuvre de Diophante - Arithmetica - et ce sont ces annotations (et ses nombreuses correspondances) qui sont parvenues jusqu'à notre époque. L'une de ces notations portait le message suivant:

Il n'existe pas d'ensemble d'entiers strictement positifs x, y, z vérifiant l'équation
xn + yn = zn
dés que n est un entier strictement supérieur à 2

Et Fermat de rajouter:

J'ai découvert une preuve réellement remarquable que cette marge trop étroite ne me permet pas de détailler.

Andrew Wiles
La communauté scientifique semble affirmer que Fermat se vantait un peu sur le fait qu'il détenait cette preuve tout simplement parce que ce les modèles permettant de résoudre ce problème n'existaient à son époque. Ce théorème, qui sans démonstration, est une conjecture n'a été démontrée qu'en 1993-1995 par Andrew Wiles. Pour en savoir un peu plus sur le théorème.

En une phrase, Fermat avait trouvé un problème - Euréka! - et Wiles la solution 300 ans après. Qui est le génie entre ces deux personnages? Quel est le plus important? Trouver des questions ou y répondre? Ces deux aspects sont essentiels, pour les scientifiques, et aussi plus largement pour inventer, pour innover et pour créer. Identifier une problématique, une simple conjecture ou une question sans réponse peut-être l'œuvre d'une vie. Tout cela pour dire que le problème ou la question doit représenter une part importante du processus créatif et que cette étape ne doit, en aucun cas, être négligée. Ce qui fait de ces individus des gens un peu particulier ,pour ne pas dire bizarre, car avoir des problèmes est pour eux une raison d'être.

vendredi 24 juillet 2009

Définition Vidéopédia de la créativité

Voici une façon très agréable d'apprendre une définition. Cette vidéo est extraite de Google vidéo et de DailyMotion et elle a été posté par GYA. L'image support de cette animation est celle de IA Takahashi qui est une vedette japonaise (son image est dans le domaine publique). Le texte de la définition de la créativité semble être une compilation d'éléments de la fiche Wikipédia (Définition de la créativité).