dimanche 28 février 2010

Origami Capilaire: une démarche scientifique et créative

Voici un portrait de chercheur qui illustre à merveille quelques  comportements créatifs chez les scientifiques .José Bico, chercheur et maitre de conférence à l'école supérieur de physique et chimie de paris (ESPCI). Le questionnement de José Bico est construit autour de l'explication des comportements hydrophobes ou hydrophiles des matériaux, dit simplement, pourquoi les gouttes d'eaux colle à mon par brise et pourquoi glissent telles sur les plumes de canard.Il nous explique simplement que ces propriétés permettent ou non à un liquide de monter dans un tube dont le diamètre et très faible et donnent donc lieu à des phénomènes de capillarité.

À l'École supérieure de physique et chimie de la ville de Paris, José Bico tente de comprendre comment les gouttes d'eau glissent ou s'agglomèrent sur une surface.

Dans l'idée d'identifier dans le travail de José Bico des comportements créatifs, il est intéressant d'identifier dans ce reportage quelques processus créatifs. Ce que l'on observe assez couramment chez le chercheur et le processus du questionnement et la démarche expérimentale qui est presque incontournable dans le travail scientifique. Ensuite on trouve dans cette narrations plusieurs exemples d'échanges avec d'autres disciplines: on y trouve des exemple de collaboration avec des laboratoires étudiant la nanotechnologie et des travaux avec des botanistes. Un autre aspect que montre cette vidéo et qui apporte de l'eau à mon moulin est l'évolution des couples faits scientifiques/questionnement. Et j'en arrive à la raison d'être de cet article, à un changement de point de vue qui donne naissance à une nouvelle application:
  1. L'eau colle au verre - comment empêcher que l'eau colle au verre
  2. L'eau agglomère les structures de faible échelle - Comment éviter que la capillarité détruise des structures mécaniques à très petites échelles?
  3. L'eau agglomère les structures de faible échelle - Comment la capillarité pourrait mettre en forme des structures?
On peut donc observer dans cette réflexion scientifique deux variations significative entre 3 couples Fait-Questionnement. Les couples 1 et 2, montrent deux faits scientifiques qui sont compris comme contraintes et ces deux couple donnent lieu à un questionnement appelant chacun une solution curative. Pour parler simple entre 1 et 2 les problèmes change mais on met en œuvre la même démarche de résolution. 
Puis entre le couple 2 et 3 le fait scientifique ne varient pas. Par contre on change de démarche, on utilise un fait scientifique qui était connoté négativement comme étant un phénomène pouvant offrir un potentiel technologique. Nous observons ici un exemple de flexibilité dans l equestionnement scientifique qui crée quelques chose de nouveau. Après expérimentation, les travaux de José Bico donnent naissance à l'association de deux domaines scientifiques qui ne s'étaient pas encore rencontrés: l'élasticité des matériaux et l'étude des tensions supérficielles. On y retrouve donc une bissociation qui donne naissance à une dicipline qui me semble bien poétique: l'origami capilaire.

1 commentaire:

Delphine Batton a dit…

On peut reconnaître là de très bons "réflexes" créatifs : un problème ou fait peut se poser en question qui appelle une recherche de réponse et donc une démarche positive et crétive, ou bien se poser en opportunité.
Ce sont des fondamentaux que l'on retrouve tout au long du Creative Problem SOlving... pas étonnant puisque cette méthode a été fondée à partir de la fusion de la démarche scientifique et de la démarche artistique !